Rechercher  
  Partenaires  |
  Boutique  |
  Dossiers  |
  Etablissements  |
  Réseau Dihun  |
Actualités  Actualités  |
  Accueil  |

Actualités

Rentrée 2004/2005 dans les trois systèmes

La progression du nombre d'élèves a été de 8,95% dans les trois DI... Diwan, Dihun et Div Yezh.

Il y avait 8873 élèves en 2004, ils sont 9668 à la rentrée 2004. La progression est donc de plus 795 élèves contre pus 682 l'an dernier, 785 l'année précédente et 832 en 2001.

Il faut noter que cette progression aurait été beaucoup plus forte si une réponse positive avait été donnée à toute la demande émergée. Dans le public 4 sites parfaitement identifiés avec un nombre d'élèves suffisant n'ont pas été ouverts à Pont l'Abbé, St Etienne de Montluc, Plouaret et à Saint Avé. De son côté Dihun évalue à plus de 100 le nombre d'élèves pas pris faute de place dans bon nombre d'école et le refus de la mise en place d'un enseignement bilingue au lycée St Paul de Vannes malgré un nombre d'élèves suffisant.

Avec un peu plus de bonne volonté des administrations le chiffre symbolique de plus 1000 élèves à la rentrée et de 10000 élèves en tout aurait été atteint cette année. Une fois de plus il faudra attendre.

La progession globale est diverse suivant les systèmes. Si nous avions manifesté une certaine inquiètude l'an dernier concernant la stagnation explicable de Diwan, l'optimisme est de retour puisque la croissance reprend, même si elle est encore modeste avec plus 2,64% ou encore 77 élèves.

Malgré 4 refus d'ouverture de sites nouveaux dans le primaire, elle est de 286 élèves et plus 8,76% dans l'enseignement public.

L'enseignement catholique, comme les années passée, enregistre la plus forte hausse avec plus 432 élèves et 15,14%.

Dis sites nouveaux ont été créés cette année ce qui est mieux que les années précédentes. Il y a en avait 4 l'an dernier, 5 en 2002, 8 en 2001 et 15 en 2000. Dans l'enseignement public, le bilinguisme breton/français fait son apparition à Theix en Mor Bihan et à Sizyn, Lanmeur, Loperhet et Gouesnou dans le Penn Ar Bed. Dans l'enseignement catholique à Cléguerec pour le Mor Bihan et à Maël Carhaix, Tregueux et Rospez en Aodoù-en-Arvor. L'évènement c'est la création d'une école Diwan à Paris. C'est la première fois qu'un enseignement de ce type met les pieds au coeur de la capitale... Cela a fait grincer quelques dents côté jacobin. Bravo aux militants pour leur enthousiasme et leur efficacité.

Il y a maintenant 140 filières bilingues dans les cinq départements bretons... et à Paris... il va falloir s'y habituer. 33 à Diwan, 58 dans le public et 49 dans le privé. Diwan regroupe 2834 élèves soit 29% du total, l'enseignement public 3549 soit 37% et l'enseignement catholique 3285 soit 34%.

4037 élèves résident dans le Finistère qui progresse de 379 unités, 2922 dans le Mor Bihan avec un plus de 243, 1639 dans les Côtes d'Armor avec plus 137. L'Ille et Vilaine en compte 686 avec plus 6, la Loire-Atlantique 369 avec plus 30 et Paris 15. Cette année, presque la moitié de la progression se fait dans le seul Penn ar Bed.

La pyramide des âges est la suivante : 4251 petis sont en maternelle, 4012 en primaire, 1156 en collège et 249 en lycée.

En ce qui concerne les villes la hièrarchie ne change pas. Vannes conforte sa première place avec 527 élèves (plus 27) de la maternelle au collège et sans le lyclée où le bilinguisme est encore refusé, devant Rennes 450, Quimper 399, Lannion 333, Carhais 328, Nantes 313 (plus 17). Mais attention, sauf Vannes et Nantes, toutes ces villes perdent quelques élèves. Dans le ville moyennes qui suivent, la progression se poursuit à Lannilis 238 élèves (plus 9), Plougasterl (plus 7), Lorient 224 (plus 10), Lanester 218 (plus 7) sauf à Lesneven qui passe de 225 à 215.

En dessous de 200 élèves notons Theix qui avec l'arivée d'une filière publique compte 191 élèves comme Landerneau.

Un regard par "Pays" ou par lieu de vie...

On peut encore faire apparaître une notion de bassin de vie. Si l'on veut comptabiliser l'enseignement bilignue au niveau d'uen ville et de sa proche banlieue on observe des chiffres de plus en plus intéressants. Ainsi les écoles de Vannes, Thiex et Saint Avé regroupent 822 élèves de la maternelle au collège auxquels on peut ajouter les étudiants bilingues du CFP de l'enseignement catholique ou en formation intensive à l'Université Catholique. Nous arrivons alors à 852. Si l'on ajoute les cours du soir pour adultes et les élèves bilingues à qui l'on a offert seulement un enseignement de la langue au collège public et en lycée privé, l'on dépasse le chiffre de 1000 dans la seule ville et grande banlieue de Vannes.

Un peu plus loin, si l'on totalise les chiffres de Lorient, Lanester, Guidel et Pont-Scorff, l'on a 564 élèves en bilingue de la maternelle au collège. Si l'on ajoute l'université et les cours du soir pour adultes, on approche des 700 personnes.

Une autre donnée importante à constater. L'ensemble des filières existantes augmente de 554 élèves et de 6,24%, tandis que les 10 créations de l'année apportent 241 élèves et une progression 2,72%. Autrement dit, 70% de la progression se fait sur les sites existants.. IL est donc très important de créer de nombreux sites nouveaux, il en faudrait une vingtaine chaque année. On voit bien qu'ensuite, ils grandissent régulièrement. Ce mouvement, à l'échelle de dix ans peut appoter de bonnes surprises, même aux plus optimistes...

Passons aux problèmes...

Le premier, nous l'avons déjà signalé, c'est le trop petit nombre de sites nouveaux dans le primiaire. La demande est facile à évaluer. Partout où l'offre d'enseignement bilingue est faite correctement, il y a beaucoup plus d'élèves qu'il n'en faut pour ouvrir une filière. Après, cela croît chque année. Mais, dans la pratique cette offre est bloquée, souvent à la base par des enseignants qui n'en veulent pas dans leur école poru des raisons qui n'ont rien de pédagogiques. Même quand à la base les coses se passent correctement, il arrive que dans certaines communes c'est le maire qui bloque dans le cas de l'enseignement public. Quand le maire en veut également, il arrive encore que cette fois c'est l'inspecteur d'académie quie ne répond pas à la demande.

En fait, le bilinguisme breton/français est le seul enseignement, la seule matière, qui est encore laissé totalement à la discrétion, au bon ou mauvauis vouloir, en fait à l'arbitraire de tel ou tel. Jusqu'à quand ?

Le secondaire laisse beaucoup trop à désirer...

Faute d'une véritable politique linguistique organisée, il y a peu ou pas de concordance entre les écoles où il y a des filières bilingues et les collège et lycées où devrait se faire la poursuite du programme. Il n'est pas facile de lever les élèves de 6ème très tôt le matin pour les envoyer à un collège trop lointain. Là où le choix existe, les choses ne sont pas non plus toujours organisées très sérieusement. Il est souvent mis des obstracles du genre, choix entre breton et latin ou breton et filière européenne et autres. Il s'en suit une déperdition trop importante d'élèves entre les CM2 et les 6ème et une progression trop lente du nombre d'élèves en collèges et en lycées.

En collège, il y a 80 élèves de plus cette année, mais ils étaient environ 500 en CM2 l'an dernier dans les trois filières confondues. Cela ne veut pas dire que les 4/5ème abandonnent, car ceux qui étaient en troisième ont quitté le collège. Mais là, les lycées où l'on pratique le bilinguisme sont encore plus rares. Aussi, il n'y a que 9 élèves en plus dans les lycées.

L'an dernier il y avait 175 élèves dans las CM2 Diwan. Il y a aujourd'hui 165 élèves dans ces 6ème, certains provenant du public ou du privé. Dans l'enseignement catholique il y avait 143 élèves dans les CM2. Il y a aujourd'hui 91 dans le 6ème. Dans l'enseignement public la situation doit être comparable. Bon nombre des élèves de CM2, ont trouvé un maigre suivi langue bretonne, 2 ou 3 heures généralement, dans certaines collèges, qui s'arrêtent parfois en 5ème ou en 4ème. Trop d'autres n'ont rien trouvé.

Il est plus que temps de prendre au sérieux le passage en collèges et en lycées tant en ce qui concerne une offre de proximité qu'une offre en qualité.

La région "chef de file", les départements, les mairies peuvent relever le défi...

Le dernier poitn et le plus important certainement est celui de la formation des maîtres. Malgré tous les efforts du mouvement associatif et pour faire face à la croissance continue, ils sont chaque année en nombre insuffisant. Les trois systèmes en pâtissent. La rentrée se fait avec des classes sans mâitres, ou recrutés au dernier moment, ou 3 semaines après la rentrée. Le nombre des suppléants ne cesse de croître.

Pour passer de 10000 à 20000 élèves en 2010, il faudra disposer d'au moins 600 enseignants en plus. Le challenge est possible mais énorme. Je ne vais pas rentrer ici dans tous les détails du plan qu'il faut mettre en place immédiatement et essentiellement dans le domaine de ce que l'on appelle la "préformation". Il convient d'y apporter le maximum d'attention.

Tous les éléments existent pour répondre aux questions posées. Pour réussir il y a deux conditions à respecter :

La première est de faire l'effort financier, important mais non démesuré, pour former les maîtres en qualité et en quantité, sans quoi on parlerait dans le vide.

La seconde est d'engagre des discussions avec l'Etat poru obtenir le transfert des compétences dans le domaine linguistique au profit de la Région comme le demandent l'ensemble des associations qui agissent dans ce domaine et au sein du Conseil Culturel de Bretagne. C'est également possible.

Pour réussir les deux conditions sont nécessaires.

La volonté de la Région de répondre à la question est affirmée. Les départements du Finistère, du Morbihan et des Côtes d'Armor font de réels efforts, les deux autres devraient s'y mettre. Bien des municipalités mettent la main à la pâte... Le mouvement associatif, les trois DI et l'UGB connaissent bien la question, agissent avec talent et efficacité. D'autres composantes comme KSDS, les organismes de formation font un travail remarquable. Tout est donc possible.
Page 1/11
Liste des actualités de Dihun
Création RevawebMentions LégalesDihun - © 2007 - Dihun Breizh