Vous avez dit formation ?
Programme multlingue breton
Négatif dans tous les domaines
Non et non !
Il fallut attendre 15 ans après Diwan et
7 ans après l'Enseignement Public pour que l' Enseignement
Catholique de Bretagne accepte enfin d'ouvrir les deux premières
filières de Bretagne, après de grosses colères
de la Soeur Arzur dans le 29 et de Yannig Baron dans le 56. Le Père
Moulac directeur diocésain du 56 allait à St Gwenn
pour tenter d'empêcher le directeur de le faire : «
Pauvres enfants, ils ne sauront jamais le français »
(Témoignage public du directeur, Daniel Yvon)
Pour la création de la seconde du 56, le
directeur diocésain suivant, le frère Lamendé
créait le couplet que l'on entend maintenant depuis 15 ans:
« Je suis pour le breton mais je ne peux ouvrir à
Carnac car je n'ai pas de maître... ». Il fallut
organiser une classe sauvage dans les menhirs et une médiation
du Vicaire Général de l'époque le père
Mahuas pour ouvrir. A cette époque la DDEC nous demandait
de fournir nom, adresse, tel, et « origine sociale »
des parents...tellement il lui paraissait incroyable qu'ils puissent
souhaiter cette chose pour leurs enfants.
On pourrait continuer ainsi longtemps mais résumons,
les trois quart des filières bilingues de l'E.C ont été
créées sous la pression de DIHUN alors qu'il n'y avait
aucune raison à cela. Dans les derniers exemples: St Avé,
près de Vannes, 136 élèves aujourd'hui, mais
il fallut 5 ans de lutte. Dans une autre école il était
affiché « jamais cela ici.. » dans la salle des
profs... ou Pornic, où c'est le Codiec-44 et les responsables
de la DDEC-44 qui ont interdit l'ouverture, alors que la commune
a signé la charte « Ya d'ar brezhoneg »...
Les responsables ne cessent de dire (depuis
18 ans) qu'ils n'ont pas de maîtres formés: N'était-ce
pas leur travail de prévoir ? Ils ajoutent maintenant
que l'enseignement bilingue leur « coûte »
29,5 poste...pour le seul Mor Bihan... et 52 pour la Bretagne...
alors que les taux d'encadrement des élèves
sont les mêmes dans les écoles avec filières
bilingues que dans les écoles monolingues... |
Vous
avez dit formation ?
La première formation à l'UCO de
Vannes, fut créée par DIHUN et le directeur de l'UCO
de l'époque. C'est en secret que Christian Quenehervé,
responsable du 1er degré du 56 et Yannig Baron devaient mettre
les choses en place avec Monsieur Cussey. Christian disait : «
Passons par derrière car si l'on nous voit cela va faire
des problèmes... » C'est Dihun qui trouva l'argent
auprès de l' Europe et du Conseil Général du
Morbihan... 3 mois après l'ouverture des cours. Mais l'année
suivante le directeur arrêta en disant : « Je n'ai
reçu aucun soutien de l'Enseignement catholique... »
Nous poursuivions alors avec Stumdi, avant de reprendre les choses
plusieurs années après et de les recasser en 2007.
Car l'histoire se répète.
Mandaté par le CAEC et J.Y Savidan pour le faire, DIHUN et
son président avaient obtenu l'argent de la Région
et menaient la publicité avec les responsables des UCO durant
plusieurs années très amicalement. On a éloigné
volontairement Dihun et on observe le résultat. Fermeture
à Vannes, 4 élèves à Guingamp.
Pour la formation dans les CFP Dihun dû
aussi se mettre en colère et claquer la porte à une
réunion à Rennes. Les quatre directeurs de CFP proposaient
une semaine de formation, la dernière de l'année scolaire,
mais sans fournir les planches à voile. La semaine suivante
Jean Yves Savidan tapait sur la table à Guingamp et disait
aux directeurs : « Je ne vous demande pas de le faire
je vous en donne l'ordre... » Ce fut fait, mais on trouve
encore un des directeurs pour dire aux futurs maîtres bilingues
qu' ils ont le choix d'aller ou pas à la formation et....
« de faire le choix intelligent... »
Quant aux formations de weekends et de semaines
elles ont toutes été montées et soutenues par
DIHUN. L'Enseignement Catholique « a repris les choses
en mains », elles disparaissent toutes. Reste le stage
d'Iraty qui risque fort de subir le même sort cette année.
Le stage de fin août qui avait la plus grande importance pour
les suppléants a été organisé par DIHUN
durant 10 ans. « Repris en mains » en 2005
il a disparu en 2006.
Programme
Multilingue Breton...
Il y a 12 ans DIHUN nouait des liens avec Monsieur
ARTIGAL. Il en résulta la mise en place d'un programme et
d'une approche des langues qui donne totale satisfaction aux parents.
Ce travail est remarqué par sa qualité et son efficacité.
Il a été primé plusieurs fois par le Conseil
de l'Europe en 1998 et le Duc d'Edinbourg en 2007 puis évalué
de manière élogieuse par Gilbert Dalgalian linguiste
de réputation internationale. Que fait l' Enseignement Catholique
aujourd'hui ? Il le laisse vivre dans les 44, 35 et 22 mais tente
de casser la chose dans le Morbihan. Dans le 29 il est interdit
depuis l'origine. Pourtant, Formiris (organisme de formation de
l'E.C.) a organisé un stage d'une semaine de Formation en
février 2007 et une personne est payée à ½
temps pour le suivre. Comprenne qui pourra! Où est
la cohérence ? Que devient l'intérêt des enfants
? J Y Savidan le soutenait à fond et l'ancien directeur
diocésain du 56 disait aux élus que « c'était
le fleuron de l' E C ... »
Nous venons de recevoir le « Label
Européen des langues » et le représentant
du Ministère de la culture a présenté
le PMB comme exemplaire à tous les participants venus
de l'Europe...

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Négatif
dans tous les domaines...
Voici que nous commençons à faire
du bon travail autour du Gallo: Que fait l'E C ? Il convoque l'intervenante
de DIHUN sans en parler à son employeur (partenariat...)
pour lui dire que les écoles devraient choisir entre le gallo
et l'anglais, ce qui est absurde... Choisit-on entre anglais et
l'option breton dans l'E C du 29 ? Là aussi il tente de casser
le travail remarqué par tous.
Il y a trois ans Dihun et JC Le Ruyet avaient présenté
à la CPLR une charte en 10 points pour mieux organiser le
travail pédagogique. Les responsables de la CPLR refusèrent
et dirent: « on va s'en occuper ». Qu'est
devenue la chose ? Disparue aux oubliettes...
Et voici qu'en fin 2006 la Région propose
à L'E.C et à DIHUN une Convention tripartite
et triannuelle fort avantageuse portant sur la formation
dans les UCO et les CFP, les stages, la publicité et les
personnels d'encadrement. Alors que tout le monde semblait d'accord,
en particulier à l'unanimité de la CPLR (Commission
Pour les Langues Régionales du CAEC) de janvier 2007 à
Pontivy, 4 des 5 directeurs diocésains la vident de son contenu,
la rendent insignable et l'expédient à la Région
sans consulter leur « partenaire... » refusant
tout engagement concret. Résultat pas de Convention et remise
en cause de tout le travail fait depuis 4 ans. Disparition des formations
et pour la première fois depuis 18 ans il n'y a plus
aucun site nouveau de programmé pour la rentrée 2008.

| Comparaison selon
les filières du Finistère |
| |
Enseignement catholique |
Enseignement public |
| 1998 |
10 filières ou sites |
11 filières ou sites |
| 2007 |
18 filières ou sites |
30 filière ou sites |
| |
Soit + 8 |
et + 19 ! |
NON et non
!
POURQUOI cette attitude constamment négative
? Est-ce un défaut congénital de l'Enseignement Catholique
dans son ensemble ? Que non ! A Bayonne c'est lui qui créa
la première filière bilingue avant le public et avant
les Ikastola. Il y a déjà 15 ans son CODIEC votait
une motion indiquant que c'était son devoir d'utiliser tous
les moyens légaux quand ils existent pour ouvrir des filières
et « de mettre en place des structures originales non
encore reconnues par l'Etat, si nécessaire, pour la transmission
des cultures », 15 ans aussi que l'association correspondante
à DIHUN y est membre
du Codiec et a même ses locaux à la DDEC. L'Enseignement
Catholique de Bayonne a-t-il plus de moyens que celui de Bretagne
? Il n'a même pas un CFP particulier et pourtant
plus d'une école sur deux y dispose d'une filière
bilingue. Combien cela lui « coûte-t-il
» ?
Dans sa lettre pastorale « Le renouveau
de la culture bretonne , un défi pour l'Eglise»,
l'évêque de Vannes écrivait: « Je
demande à l'Ecole Catholique d'accentuer son effort, de continuer
à prendre les mesures utiles pour permettre à tous
les enfants et jeunes des écoles, collèges et lycées
qui le souhaitent de pouvoir accéder à cette langue
et à cette culture en utilisant les possibilités offertes
par les règlements et en créant d'autres offres si
besoin » .
Nous en sommes très loin, très
très loin.... Force est de constater que l'Enseignement
Catholique de Bretagne développe une attitude constamment
négative (à part quelques exceptions) et que tout
ce qui a été obtenu l'a été contre sa
volonté. Au lieu d'utiliser sa « liberté
» son objectif se limite à une application restrictive
des règlements sans vision, sans volonté, sans objectif
autre que celui d'appliquer bêtement le règlement qu'il
confond avec les Tables de la Loi. Ses responsables sont plus «
républicains » que le président de la république
qui dit : « Je veux que les enseignants ne soient plus
notés sur leurs capacités à appliquer la dernière
circulaire du dernier ministre...» et ce n'est pas peu
dire... Cela ne le gène pas de donner le « coup
de grâce », si l'expression convient... à
la culture de ce pays, contrairement aux enseignements de l'Eglise.
Ce à quoi nous assistons c'est la mort programmée
du breton dans l'Enseignement Catholique. Plus aucun projet d'ouverture.
Fermeture de plusieurs filières prévisibles, manque
d'enseignants dans de nombreuses écoles et collèges
par défaut d'organisation et de prévisions. Qu'est-ce
qu'une politique de pôle qui refuse à la fois d'ouvrir
hors des pôles mais à l'intérieur aussi. Le
Rectorat a planifié le renfort de ces pôles par la
création de 18 nouvelles filières. Que fait
l'Enseignement Catholique ? Suivi bilingue dans un seul
lycée pour toute la Bretagne. En 10 ans il a toujours refusé
d'ouvrir le bilinguisme dans un lycée de Vannes... Ville
qui compte le plus d'élèves bretonnants...
DIHUN apporte son soutien à tous
ceux qui, à la base, luttent pour le développement
de l' enseignement bilingue et du plurilinguisme : Parents
d'élèves, enseignants, conseillers pédagogiques,
directions d'écoles de quelques collèges et
d'un lycée, souligne la bonne volonté de quelques
rares responsables de l' E.C, mais dénonce
le refus du dialogue et la programmation de la
mort du breton par les responsables au plus haut niveau.
Les responsables des parents d'élèves
s'étonnent aussi du silence assourdissant des cinq
évêques de Bretagne.

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